I.
INTRODUCTION
«CECI
EST LE DOIGT DE DIEU»…
déclarent les magiciens.
«O
clef de David et sceptre de la
Maison d’Israël, qui ouvre sans
qu’on puisse fermer,
qui ferme sans qu’on puisse ouvrir;
viens et délivre de sa prison
le captif prisonnier
des ténèbres et des ombres de
la mort».
4è
Antienne O, (selon Apo.3.7.,
sur Philadelphie).
Que faut-il entendre par
la clef de David ou Clef du Grand
Œuvre, l’Arché : clef de l’Univers,
la Quinte Essence, la Pierre Philosophale
des alchimistes, la Pierre Cubique,
la Pierre d’Angle des bâtisseurs,
le Saint Graal (taillé dans une émeraude),
la Parole Perdue, etc… et maintes
autres expressions de la Tradition
Occidentale?
Le sens originel – caché,
perdu, et plus généralement dévoyé
– vous est donné par la structure
du Tétragramme sacré : Y H W H, dont
nous avons fourni (pour la première
fois depuis 2000 ans) le sens intégral
et véridique en notre Trésor Secret
d’Ishraël, lequel aurait pu s’appeler
le trésor sacré : Y H W H. Sa prétendue
«ineffabilité» ne provenait nullement
d’un interdit divin, mais de la volonté
de dissimuler la perte de la Tradition
mosaïque, trois siècles avant le Christ.
Vous allez rencontrer aujourd’hui
un autre tabou visant à cacher une
expérience psychique qui se retrouve,
en chaîne, dans toutes les sociétés
occultes, occidentales comme orientales.
Comment imaginer que : «séparer doucement
le subtil de l’épais», cette expression
des alchimistes, recouvre la même
opération que les «voyages» ou sorties
du ka égyptien, du kouei (ou ngheou)
chinois, du jiisme iranien ou du véhicule
indouiste? Comment savoir que la «chevauchée»
du chamane, le séjour en la Terre
de Hurqalaya est identique au Royal
Secret du Chevalier Kaddosh (pastiché
par les projections en astral de l’A.M.O.R.C.),
c’est à dire, au dédoublement, expérimenté
en son temps par le Colonel de Rochas,
aboutissant à l’extériorisation de
la sensibilité et aux téléplasmes.
Ce qu’aujourd’hui les jeunes singent
par des «voyages» au L.S.D. ou à la
mescaline (1).
Toutes ces expressions
ont créé - VOLONTAIREMENT – les confusions
les plus dangereuses avec les expériences
chrétiennes du Château Intérieur de
Thérèse d’Avila, conduisant au «Secret
du Roi» (tout l’opposé du Royal Secret),
c’est-à-dire, à l’extase mystique
authentique, dite encore «Grand oubli»,
sommeil spirituel, mort au monde ou
mort des Anges, etc… etc…
Dans le premier cas, il
y a effectivement sortie de
la psyché consciente, dans la cage
dorée du corps subtil, hors du corps
dit grossier; sortie naturelle
dans l’espace et le temps. Dans
le second cas, il y a extase surnaturelle
hors du continuum espace-temps,
la psyché restant dans le corps, qui
offre les apparences de la mort. Le
dédoublement est une scission naturelle
au-dessus du niveau du végétatif;
l’extase, un mode de rupture surnaturel
au dessus du niveau du sensible
(cf. chap. VI, p. 355).
Il nous faudra donc expliquer
la structure redoublée de l’homme.
Tel sera le sujet détaillé du second
chapitre.
Mais auparavant, il nous
faut exposer grâce à quelles sortes
de «témoins» nous avons pu détecter
la Magie. Chacun sait que la plupart
des formules ou pantacles magiques
(même si on les donne sous couvert
de celtisme) renferment des expressions
et des lettres hébraïques. L’expérience
nous a prouvé qu’il fallait effectivement
partir des lettres hébraïques d’autant
plus que nous en connaissions le sens
authentique et contrôlé. La constance
de leur utilisation ne se justifierait
pas si elles ne donnaient aucun résultat,
si elles n’étaient pas «réellement
inspirées dans leur détail
même». C’est ce que nous avons démontré
depuis 1956.
Etant donné l’aveuglement
général en ce qui concerne l’Ecriture
esdraïque, et pour une meilleure intelligence
de cet ouvrage, nous sommes donc forcés
de rappeler à grands traits, nos découvertes.
DÉCOUVERTE D’UN ORDRE SUPRA-HUMAIN ;
Imaginez que notre Civilisation
soit brusquement détruite et qu’on
en redécouvre des lambeaux, plus tard!
Que pouvait-on mesurer au moyen du
N.G.F. ou du T.N.T., se demanderont
les savants futurs? Que d’hypothèses
erronées avant de découvrir qu’il
s’agit du «Nivellement Général de
la France» ou du «Trinitrotoluène»
! C’est ce qui s’est passé pour les
lettres hébraïques dites esdraïques.
Il y a 150 ans, Champollion
publiait son célèbre mémoire «sur
les hiéroglyphes phonétiques». Il
déclarait: les hiéroglyphes égyptiens
négligent les voyelles, ils ne représentent
que des consonnes.
Aujourd’hui, Sir Alan Gardiner
dans sa monumentale Egyptian Grammar
observe que les signes unilitéraux
égyptiens ne représentent point uniquement
des consonnes. Il existe une «écriture
pleine» (c.-à-d. où les voyelles sont
écrites) «dont nul n’a été capable
d’apprécier ou de critiquer les raisons».
De même, Régis Blachère en ses «Eléments
de l’arabe classique» précise
que les signes Waw et Ya ont valeur
consonantique quand ils s’accompagnent
d’une autre voyelle, mais sont voyelles
longues quand ils ne sont pas articulés
avec une voyelle suivante.
Si les lettres esdraïques
n’avaient été que consonnes, comment
aurait-on pu prononcer le célèbre
Tétragramme Divin : Y.H.W.H. ? D’où
sa fausse réputation d’être «ineffable»…
En fait, on ne le prononçait plus
au dehors du Second Temple et depuis
-270 (mort du Grand Prêtre Siméon-le-Juste),
les Hébreux n’en connaissaient plus
l’exacte signification. Par précaution,
il devait y avoir deux «traditionnaires»,
c’est-à-dire deux savants connaissant
le sens exact de l’écriture esdraïque.
Ayant oublié de nommer le second,
après la mort de Siméon (le fameux
Shiméon de l’Ecclésiastique),
toute la science sacrée des Hébreux
s’éteignit.
C’est un fait considérable
de par ses conséquences historiques,
sur la Civilisation.
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